Le tourisme de masse

Le tourisme est la première industrie mondiale avec ses plus de 800 millions de voyageurs internationaux par an mais les conséquences d’un tourisme de masse incontrôlé peuvent être dévastatrices, aussi bien pour l’environnement que pour la population locale.

L’expansion du tourisme s’accompagne de crises sévères sur le plan culturel, social et même économique. Aux effets positifs en matière d’emplois, de production et de recettes sont opposés des effets fortement négatifs : confiscation des terres et déplacement de populations, inflation, destruction de l’environnement, remise en cause de l’éthique traditionnelle des peuples.

Sur le plan environnemental; des déchets sont produits en masse, beaucoup d’énergie et l’eau , denrée rare dans les pays chauds, y  sont particulièrement gaspillés au sein des grands complexes hôteliers, au détriment des populations locales (eau courante, irrigation, etc.). En moyenne dans les régions tropicales, 27 litres d’eau sont consommés par jour et par habitant contre 100 litres par jour et par touriste (données  2005).

Sur le plan économique, les sommes considérables générées par l’activité touristique, profitent très peu aux populations locales qui lorsqu’elles trouvent un emploi au sein de grands complexes hôteliers y jouent un rôle mineur et sont sous payée.

La concentration des infrastructures joue par ailleurs un rôle non négligeable sur l’exode rural, attirant à la « ville » des paysans en quête « d’Eldorados ».

Ces effets nuisibles pour la culture, l’environnement et l’économie des régions visitées nous obligent aujourd’hui à penser un tourisme, capable de conjuguer la liberté de voyage avec le respect des populations et de l’environnement.

De nombreux opérateurs proposent ce genre de voyage. Certains pour en faire une pure opération marketing, d’autres, des précurseurs , souvent issus du monde de la solidarité internationale tentent actuellement de se regrouper au sein de fédérations comme Altervoyages en Belgique, l’A.T.E.S en France mais aussi  FBO-TRS au Bénin et bien d’autres en Bolivie, en Equateur, au Guatemala…

Le tourisme responsable veut mettre en avant un pays, une culture, des hommes et des femmes pour qui les revenus du tourisme peuvent être une véritable source complémentaire de moyens pour exister.

 

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