Romans

Passeurs d’espoir

  • Marie Hélène et Laurent De Cherisey
  • Edition: Poquet

Notre terre ne tourne pas toujours très rond… Et cela peut faire peur : quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? Laurent et Marie-Hélène de Cherisey sont partis quatorze mois avec leurs cinq enfants, pour rencontrer des hommes et des femmes de toutes conditions qui, dans leur pays, œuvrent à un monde plus juste. En famille, ils ont partagé quelques jours de la vie de chacun de ces bâtisseurs du XXIe siècle pour accueillir et filmer leurs histoires. Les Cherisey ont voulu découvrir avec leurs enfants le  » secret  » de ces personnes, qui face aux problèmes, ont dépassé leurs sentiments d’impuissance pour initier de profonds changements. Dans ce volume qui retrace la première partie de leur périple, du Brésil au Vietnam, ils nous racontent le rêve de Rodrigo, qui a permis à 600 000 jeunes des bidonvilles d’accéder à l’informatique ; le secret de Pisit en Thaïlande ou de Fabio au Brésil pour offrir un avenir meilleur aux laissés-pour-compte de la modernité… La famille Cherisey se fait ici  » passeur d’espoir  » pour nous faire partager ces expériences et initiatives fabuleuses. Elle nous prouve que si la mondialisation effraie, elle peut aussi offrir un visage positif et un potentiel inenvisagé : celui de ces réponses d’envergure qui naissent tout autour de la planète et que 6 milliards d’êtres humains peuvent contribuer à développer.

 

 

Y a pas d’embouteillage dans le déserty a pas d'embouteillage

  • Moussa Ag Assarid
  • Edition: Presse de la Renaissance

Moussa Ag Assarid a le voyage dans le sang. Né an nord du Mali vers 1975, de parents nomades, aîné d’une famille de treize enfants, le jeune Touareg part pour la France un jour de 1999, et troque les dromadaires de son enfance pour le TGV et le métro. Toujours en vadrouille, à la rencontre des autres, il raconte dans cet ouvrage sa découverte à la fois émerveillée et étonnée de la France, de sa nature, de ses habitants, de ses

habitudes, de tout ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer, d’en user ou d’en abuser. Cocasses et attendrissantes (son lit d’hôtel si grand que tous les enfants de la tente auraient pu y dormir, le miracle de l’eau coulant des robinets, la magie des escalators et portes automatiques…), mais aussi plus lucides voire désabusées (le manque de temps, d’humanité et de chaleur des gens…), ses anecdotes et réflexions, constamment imprégnées de sa culture et de l’art de vivre du désert, sont, pour les Occidentaux que nous sommes, l’occasion de sourire de nous-mêmes et de méditer sur nos choix de vie.

 

Touriste professionnel : l’anti-guide de voyagelivre touriste professionnel

  • Vincent Noyoux
  • Stock, Paris, France

Dans un style drôle et enlevé, Vincent Noyoux dévoile la vie réelle d’un auteur de guides de voyage. Un regard lucide et amusé sur un métier qui nourrit bien des clichés. En refermant cet anti-guide, on n’en a pas moins envie de partir sur les routes… un guide en poche.
Ce type souriant porte un sac à dos en forme de mappemonde et  a rasé sa moustache pour faire plus jeune. En portant sa mappemonde il porte un rêve, notre rêve à tous : celui du voyage, de l’errance joyeuse de l’aventure qui finit bien. Ce type, vous l’avez reconnu, c’est l’auteur de guides de voyage : carnet en main, l’oeil aux aguets, il sillonne la planète et parce qu’il est sympa, il vous file tous ses bons plans. Qui n’a jamais rêvé d’être comme lui, libre et insouciant, prêt à tous les départs ?
Seulement du mythe à la réalité, il y a un monde. Écrire un guide de voyage c’est recueillir des tarifs de chambres et des horaires de musées. C’est parler d’hôtels dans lesquels on n’a pas toujours dormi et de restaurants dans lesquels on s’est ruiné l’estomac. De musées qu’on a visités au pas de course et de vieilles villes dans lesquelles on s’est perdu.
L’auteur de guides a beau faire le tour du monde, il n’est ni un vacancier ni un aventurier. Ni un journaliste, ni un écrivain. Ni un bourreau de travail ni un tire-au-flanc. Classons-le plutôt entre le touriste et le voyageur II voudrait ressembler au second mais, dût son orgueil en souffrir, il est au service du premier. Bref, c’est un type un peu paumé qui n’est surtout pas ce qu’il croit être : un bourlingueur.

 

L’esprit du voyage

  • Jean-Pierre Nadir & Dominique Eudes
  • Édition: Le Cherche-Midi

Ce petit lexique de toutes les évasions, ce fourre-tout du voyageur libéré, ne respecte qu’une seule consigne : celle de l’ordre alphabétique. Pour le reste, sur les ailes du sujet qui l’emporte et autour duquel il se promène, s’égare, s’éblouit et se retrouve, il a l’humeur vagabonde. De conseils en anecdotes, de bons plans en mauvaises fréquentations – attention aux lieux et aux saisons trop (bien) fréquentés ! – il voudrait aider à désorganiser un peu les voyages organisés, et, comme toute encyclopédie, à délier les esprits. Ce vagabondage est aussi une rencontre de subjectivités qui viennent décliner ensemble leurs petits malheurs et leurs grands bonheurs de voyages. Il n’épuise certainement pas un sujet aussi vaste que le vaste monde qui le fascine, mais il pourrait être le commencement d’un dialogue sans fin et sans frontière. Submergé de guides et de publications payantes ou gratuites qui lui promettent toutes les destinations bonheur de la Terre, chancelant sous les notations savantes ou les conseils pratiques, le candidat au voyage idéal ne sait plus où donner du rêve. Cet anti-guide, ce vadémécum décapant qui, sous forme de dictionnaire irrespectueux, de A à Z, d’Ailleurs et ses vertiges à Zanzibar et ses parfums, démystifie le voyage tout en exaltant ses inépuisables beautés. Comme, en d’autres temps, le regard amusé et lucide du Major Thomson nous réapprenait la France, un nouveau regard critique et drôle sur le monde des charters et des odyssées plus ou moins low-cost nous ouvre l’esprit et les yeux pour mieux nous étonner et jouir de nos échappées belles.

 

La Planète disneylandisée
Chroniques d’un tour du monde     la planète disney

  • Sylvie Brunel
    Editions : Sciences humaines éditions

Le tourisme transforme une partie de la planète en un immense parc d’attractions. Un Disneyland grandeur nature, où les geysers jaillissent à heures fixes, les centres-villes deviennent des décors de cinéma, les îles “désertes” et les forêts “sauvages” des lieux parfaitement aménagés pour jouer les Robinson ou les Tarzan.
Faut-il s’en affliger ? Pas forcément : nous sommes tous des touristes, un jour ou l’autre, même si nous nous en défendons. Et parce que nous sommes 800 millions, nous façonnons les paysages et redessinons le monde.
Ce livre raconte un tour du monde en famille. Avec enfants à distraire et douaniers à amadouer. Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie, États-Unis, Canada, Brésil… autant de destinations que la plume alerte de Sylvie Brunel décrit avec talent et humour. À la fois chroniques de voyage et réflexion de fond.

 

Ce qu’il advint du sauvage blanc

  • François garde
  • Editions Gallimart – Prix Goncourt du premier roman 2012

Résumé

En 1857, la goélette Saint-Paul subit une grave avarie, plusieurs marins sont envoyés à terre pour trouver de l’eau potable. La terre, c’est une île australienne, un des marins, Narcisse Pelletier. Le bateau ne l’attendra pas. A sa grande surprise et son plus grand désarrois, le voilà seul sur cette terre plutôt hostile. Il va y rester dix-sept ans !Recueilli et adopté par une tribu locale, il va tout apprendre de leur culture. Il vit nu, il est tatoué, chasse, pêche merveilleusement bien. C’est alors qu’un navire anglais le repère, « sauvage blanc » parmi les « sauvages » et le capture. Il est confié à Octave de Vallombrun, français en Australie qui a pour mission de le rééduquer, de le ramener à sa culture et en France. Octave de Vallombrun est fasciné par Narcisse, se passionne et se dévoue entièrement à sa mission.Ce qu’il advint du sauvage blanc est un très beau roman d’aventure, écrit à deux voix, celle de Narcisse Pelletier, qui, avec beaucoup de détails et de finesse, raconte son histoire et celle d’Octave de Vallombrun par les lettres qu’il écrit au président de la Société de géographie pour le tenir informé de l’évolution de sa mission, avec toutes les considérations anthropologiques de l’époque. Inspiré d’une histoire vraie, Narcisse Pelletier a bien existé, son histoire est méconnue en France, François Garde signe ici un très beau premier roman.

 

Vendredi ou les limbes du pacifique

  • Michel Tournier
  • Editions Poche

Résumé

Robinson Crusoé, rescapé du naufrage de La Virginie échoue sur une île déserte, qu’il baptise Speranza. Épuisé par la solitude et le désespoir, Robinson cède à la tentation de « la souille », le bain de boue, où il oublie sa condition d’homme et se laisse aller à la nostalgie. Pour ne plus se rabaisser à ce niveau, Robinson décide de revenir à l’humain, en s’entourant de cérémonials dont la démesure fait le grotesque : il tente d’abord de soumettre à sa volonté d’homme les bêtes et les terres de l’île, avant de s’autoproclamer gouverneur de l’île, et de créer tout un système de codes, de lois et de sanctions pour la régir. Dans sa solitude, il philosophe, se remémore des souvenirs d’enfance, tente de combler le vide qui l’entoure malgré la présence du chien Tenn. Robinson traverse plusieurs périodes de réconciliation avec la nature. Lors de sa « période tellurique », il descend dans une cavité rocheuse, et devient ainsi le noyau de Speranza, son fœtus. Il quitte cette situation lorsqu’il comprend qu’il est un homme mature, et entre alors dans une « période végétale », où il entretient une sexualité avec l’île, enfantant par là des mandragores.

 

La constance du jardinier

  • Jonh Lecaré
  • Editions du Seuil

Résumé

En poste au Kenya, le diplomate britannique Justin Quayle apprend que son épouse, la militante Tessa Abbott, a été brutalement tuée alors qu’elle se trouvait en compagnie d’Arnold Bluhm, un docteur local soupçonné d’être son amant. Du coup, le placide Justin, un fonctionnaire peu ambitieux dont la seule passion est la botanique, sort de sa torpeur pour comprendre pourquoi sa femme a été assassinée. Le diplomate ne tarde pas à apprendre que Tessa et Arnold avaient découvert qu’une compagnie pharmaceutique, avec la complicité du gouvernement britannique, se servait des Africains victimes du sida pour tester un nouveau médicament, avec des résultats souvent mortels. Au péril de sa vie, Justin cherche alors à compléter l’oeuvre de dénonciation de son épouse.

 

Cent ans de solitudecent ans

  • Gabriel Garcia Marques
  • Editions Poche

Résumé

Cent ans de solitude est l’épopée de la fondation, de la grandeur et de la décadence du village de Macondo, perdu quelque part dans une jungle de l’Amérique du Sud, et de sa plus illustre famille. Dans son isolement, Macondo vit d’abord dans un monde orienté vers la magie sous l’influence des gitans qui détiennent le savoir. Puis l’Histoire entre en scène, avec les deux fils du fondateur José Arcadio Buendia, et c’est une suite de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions. Après l’Histoire, c’est la civilisation qui vient bouleverser Macondo avec l’implantation d’une compagnie bananière, invasion de la civilisation industrielle américaine. Et ce sera le déclin, l’échec ; condamnée dès les origines par le culte de la solitude où elle s’enferme, la famille Buendia s’éteindra et un déluge détruira le village de Macondo. Cent ans de solitude est un théâtre géant où les mythes engendrent les hommes, qui, à leur tour engendrent les mythes, comme chez Homère, Cervantès ou Rabelais. C’est l’épopée symbolique de tout le Continent latino-américain à travers la fabuleuse saga d’un village perdu.

 

Un anthropologue en déroute

  • Nigel Barley
  • Editions Payot

Résumé

Pourquoi diable Nigel Barley s’est-il mis un jour en tête de devenir anthropologue? Pour sa thèse il avait choisi les Anglo-Saxons mais, tout plan de carrière impliquant une mission d’étude, c’est finalement une modeste tribu montagnarde du Nord-Cameroun, les Dowayo, qui lui échoit. Une sinécure? Si l’on veut… Non que les Dowayo ne se montrent hostiles, mais insaisissables plutôt, et imprévisibles. Barley se voit transformé tour à tour en infirmier, banquier, chauffeur de taxi, exploité jusqu’à l’os par une tribu hilare. Il finira par comprendre que l’objet d’observation, en fait, c’est lui.

 

Un aller simple

  • Didier Vancauwelaert
  • Editions Poche

RéAziz est né en France de parents inconnus. Volé par des Tsiganes des quartiers nord de Marseille, il a grandi avec un (faux) passeport marocain mais il est renvoyé -pour l’exemple- dans son pseudo pays natal. Il invente alors toute une histoire sur ses origines pour l’attaché humanitaire qui l’accompagne. Et les voilà tous les trois (s’est ajoutée une guide-chauffeur aussi paumée que les deux autres) partis dans l’Atlas en quête d’un pays imaginaire, histoire d’aller chacun au bout de ses rêves.

 

La couleur des sentiments

  • Kathryn Stocket
  • Editions Jacqueline Chambon

Résumé

Début des années 60, alors que Martin Luther King s’apprête à marcher sur Washington, l’auteur nous emmène dans le Mississipi, à Jackson, où les lois raciales font autorité. Skeeter décide de changer les choses à sa manière en racontant leur vie au service des Blancs dans un livre qu’elles écriront ensemble et en secret. Elles vont changer l’Histoire. Elles ne se doutent pas qu’en unissant leurs destins, elles vont décrire une histoire bouleversante qui rejoindra une histoire plus grande : celle des droits civiques et de la lutte raciale.

 

Tu fais l’avion par terre – dico franco-africainTu fais l'avion

  • Pascal Krop
  • Editions JC Lattes

Résumé

Lorsqu’un Sénégalais visite sa « sous-région », il voit en fait sa maîtresse. Au Bénin, l’amant, lui, joue au « sous-marin ». Et là où souvent en Afrique, on se contente de « tirer un penalty », le Togolais éprouve la hantise de « faire un Zorro », un enfant qui arrive sans être désiré. Ce livre est une mine d’expressions savoureuses, un recueil d’humour et de sagesse qui montre comment l’Afrique réinvente la langue française.

 

 

 Les animaux dénaturés

  • Vercors
  • Editions de Poche

Résumé

En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants à laquelle s’est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux « chaînon manquant » dans l’évolution du singe à l’homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie bien vivante. Une colonie de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes ? Enterrant leurs morts ? Tandis que les hommes de science s’interrogent sur la nature de leurs « tropis », un homme d’affaires voit en eux une potentielle main-d’oeuvre … à bon marché. La seule parade aux noirs desseins du sieur Vancruysen est de prouver l’humanité des tropis. Raisonner en zoo-logues plutôt qu’en paléontologues ne résout qu’à demi le problème mais offre à Doug Templemore un moyen d’obtenir la preuve nécessaire. Ce qui l’amène à risquer sa tête pour notre plus vif divertissement, et notre édification, car sous le rire de cette satire allègre se pose la grave question de ce que nous sommes, nous les « personnes humaines », animaux dénaturés.

 

ELDORADO Eldorado

  • Laurent GAUDE
  • Editions Actes Sud.

Ce sont deux portraits croisés que nous livre l’auteur.

L’un, Soleiman, un Soudanais, va faire jusqu’aux barbelés de Ceuta, un chemin cahotique vers l’ Europe, son Eldorado, un monde qui, pourtant, ne veut pas de lui. Comme ses compagnons d’infortune, il porte le devenir de toute une famille et espère trouver là-bas du travail mais, il le sait, tous ne parviendront pas au bout de ce chemin. Il est comme les autres clandestins la proie de passeurs sans scrupule et de tous ceux qui font commerce de leur espoir, et lui qui était digne et fier au départ va se découvrir, tout au long de ce voyage, solitaire, égoïste, voleur… Sa vie et son projet en dépendent et son aventure est celle du chacun pour soi, nonobstant la présence de Boubakar. Il ira pourtant jusqu’au bout de ce rêve.

L’autre, celui du commandant Salvador Piracci qui protège depuis 20 ans les frontières de l’Europe sur les côtes de Sicile à la barre de sa frégate[« Vous êtes là pour garder les portes de la citadelle, vous êtes la muraille de l’Europe » lui a -t-on dit]. Son rôle consiste à repousser le flot toujours plus grand des candidats à l’exil qui viennent chercher en occident une autre vie, mais aussi à sauver de la mort ces malheureux abandonnés en pleine mer, sur des embarcations de fortune. Quand ils les aura ramenés à terre et remis aux autorités, ils seront renvoyés dans leur pays d’origine et la ronde recommencera. Nous avons tous dans un coin de notre mémoire leur image qu’un journal télévisé nous a, au moins une fois, donné à voir…

Ce métier ne lui plaît guère mais, jusque là, il s’en est accommodé même s’il croisait, sans vouloir rien faire pour eux, le regard désespéré de ces hommes. Il décide pourtant de réagir à la suite de sa rencontre avec une femme rescapée d’une cruelle traversée et dont l’histoire l’émeut. Il va donc assumer ses contradictions et pour cela il quitte tout, au point de n’être plus personne, de n’avoir même plus d’identité et fait le chemin inverse de celui de Soleiman qu’il ne connaît pas, à la recherche, lui aussi, d’une autre forme d’Eldorado. Il endossera en quelque sorte le destin de ceux qu’il pourchassait!

Allah n’est pas obligé

  • Ahmadou Kourouma
  • Edition Point

Birahima, le narrateur de ce roman, a une douzaine d’années et il retrace son itinéraire d’enfant-soldat de l’Afrique contemporaine, entre le Liberia et la Sierra Leone. Orphelin, jeté sur les routes en compagnie d’un marabout mi-philosophe mi-escroc, Birahima se fait enrôler dans une bande de pillards. Kalachnikov en bandoulière, pour gagner sa solde, il va bientôt participer aux pires exactions. ‘Allah n’est pas obligé d’être juste dans toutes les choses qu’il a créées ici-bas.’ Telle est la maxime favorite du jeune Birahima pour justifier l’avalanche de malheurs qui s’est abattue sur lui depuis sa naissance.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *