Le tourisme équitable


Bien que considéré comme une force économique majeure, le tourisme de masse se développe parfois au détriment des droits économiques, sociaux et culturels des populations autochtones.

En ce qui concerne les pays en développement, il est communément admis que 80% des revenus de ce secteur profitent aux entreprises du Nord ou à leurs actionnaires sous forme de dividendes. Cette problématique n’est pas exclusivement réservée aux pays du Sud : même chez nous, tourisme de masse ne rime pas toujours avec respect des droits économiques et sociaux…

 Quels sont les critères à respecter ?

  • les populations locales sont au cœur du processus d’accueil et l’opérateur organise ses séjours en partenariat avec elles,
  • l’opérateur choisit des partenaires organisés autour de projets de développement bénéficiant à la collectivité,
  • il organise ses voyages de manière à maximiser l’impact sur l’économie locale des territoires d’accueil,
  • il organise ses voyages en veillant à respecter les équilibres environnementaux, sociaux et économiques,
  • il favorise la rencontre et l’échange dans la conception de ses voyages, il informe sur les opérations de développement et préservation de l’environnement mises en place grâce aux bénéfices de l’activité touristique,
  • il informe et sensibilise ses voyageurs sur chaque destination (situation économique, sociale et culturelle, règles de savoir-vivre, situation environnementale),
  • il fixe le prix de ses voyages de manière à dégager une marge affectée à un fonds de développement,
  • il met à disposition du voyageur la répartition du prix du voyage,
  • il milite pour le tourisme équitable et solidaire ainsi que pour le respect de ses principes.

Qui sont les acteurs du secteur du voyage alternatif ?

Les associations du Nord :

Les pratiques de tourisme alternatif en Wallonie sont plurielles et variées, elles impliquent des acteurs issus d’espaces géographiques, sociaux, culturels, professionnels et politiques différents : les associations d’éducation permanente, les associations de solidarité internationale (ASI), les ONG telles que les Organisations Non Gouvernementales de Développement, les mutuelles…

Les associations du Sud :

En parallèle à un tourisme de masse, une offre touristique alternative de plus en plus variée se développe progressivement dans les pays du Sud. Celle-ci est souvent initiée par des ONG ou des Fédérations paysannes et se construit autour de plusieurs axes :

  • une demande de plus en plus palpable de la part du public, chez nous,
  • une offre de services de la part de petites structures souvent associatives ayant pour objectif la sensibilisation au développement durable et à l’environnement,
  • une demande explicite de certaines communautés locales favorisant le dialogue et la rencontre entre les peuples, celle-ci valorise le patrimoine culturel et les ressources naturelles en alliant plaisir et ouverture au monde.

Outil de lutte contre la pauvreté, ce type de voyage a alors pour objectif de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des communautés rencontrées, dans le respect de leur environnement et de leurs traditions. Il assure un équilibre dans le partage des ressources, favorise la diversification des activités économiques et de l’emploi, renforce la cohésion sociale et freine l’exode rural. Le voyage est aussi outil de réflexion et d’éducation au Nord comme au Sud.

Le concept de tourisme équitable

Celui-ci réunit les différentes formes de tourisme alternatif qui respectent, préservent et mettent durablement en valeur les ressources patrimoniales (naturelles, culturelles et sociales) d’un territoire, de manière à minimiser les impacts négatifs et à maximiser les bénéfices qu’elles pourraient générer.

Ce concept, notamment repris par l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), a pour but, comme le développement durable, d’être un outil à la fois économique, social et écologique afin d’être viable (ou soutenable) à long terme. Plus précisément, il s’agit de prendre en compte les écosystèmes et les populations locales, en développant leur autonomie économique et sociale.

Les acteurs du tourisme équitable

Au-delà de leur fonction d’hôte, il ne faut pas négliger le combat que mènent de concert la population et les associations du Nord comme du Sud pour faire valoir leurs droits sociaux, économiques, politiques… auprès de leurs gouvernements ou sur la scène internationale. Il faut prendre toute la mesure des capacités de ces structures à s’organiser et à revendiquer auprès de leurs ministères du tourisme notamment. Par ailleurs, il faut aussi prendre en compte le rôle du voyageur qui, par le choix de ce type de voyage, va permettre au système de fonctionner.

 

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